Romain

Consultant Quant Supply Chain

 

 

Votre parcours chez EURODECISION, ça commence comment ?

J’ai toujours eu une curiosité naturelle pour les mathématiques ; en terminale j’ai découvert qu’elles pouvaient s’appliquer à des domaines industriels ce qui n’a fait que renforcer mon intérêt pour cette discipline. Je me souviens encore de mon étonnement et de ma fascination lorsque j’ai découvert les nombres complexes au lycée : non seulement ces nombres sont imaginaires, ils sont utilisés pour modéliser les phénomènes électroniques de nos appareils !

J’ai alors naturellement entamé une formation d’ingénieur en France (Lille) que j’ai poursuivie pendant 5 ans à Montréal (Canada) par une thèse et un post-doctorat  où je me suis spécialisé en mathématiques décisionnelles.

La recherche opérationnelle étant un secteur de niche, j’ai rapidement eu connaissance d’EURODECISION, acteur majeur de cette discipline. A la fin de mes études, une opportunité de poste Consultant Supply Chain s’est présentée et je l’ai saisie.

Travailler chez EURODECISION représente pour moi l’aboutissement d’un long parcours mathématique entamé dès les bancs du lycée.

Vous travaillez au sein du Pôle Conseil Supply Chain d’EURODECISION. Quelles sont les problématiques traitées par cette équipe ?

Nous traitons principalement des problématiques dans les domaines du transport et de la logistique. Ces problématiques peuvent concerner tous les niveaux de la pyramide décisionnelle de l’entreprise. Au niveau stratégique cela suppose par exemple d’optimiser la structure du réseau à long terme en jouant sur l’ouverture ou la fermeture de sites et de lignes ; au niveau opérationnel (ou tactique) nous optimisons des flottes de véhicules, notamment les horaires et les trajets.

Derrière des réalités métier différentes, se cachent parfois des problématiques mathématiques similaires, que l’on peut résoudre à l’aide d’une même famille d’algorithmes (par exemple la programmation linéaire en nombres entiers). Ainsi, que les ressources optimisées soient des bateaux, des camions ou du personnel, les objets mathématiques manipulés peuvent être similaires. La méthodologie utilisée est ainsi très générique : le problème traité est « traduit » en langage mathématique donnant lieu à un « jumeau numérique » qui est alors résolu à l’aide d’un algorithme. La retranscription des résultats dans le monde réel donne alors la solution au problème initial, refermant la boucle sur elle-même.

Pourriez-vous nous donner des exemples de sujets sur lesquels vous avez travaillé ?

S’il fallait en citer trois :

• Une étude sur l’optimisation du plan de transport pour un acteur international du colis messagerie. Cette étude était particulièrement intéressante dans la mesure où le e-commerce est actuellement en plein essor, demandant aux acteurs du milieu de repenser leur stratégie.

• L’optimisation de tournées de camions pour un leader mondial de la fourniture d’énergie dans le domaine du gaz. Cette mission m’a beaucoup plu, car l’objectif était d’évaluer dans quelle mesure le logiciel actuellement utilisé par l’entreprise pourrait être remplacé par quelque chose de plus simple pour les filiales n’ayant pas la maturité analytique suffisante. Il fallait en quelque sorte transformer une Ferrari (le logiciel complexe) en une Jeep tout terrain (le logiciel cible).

• La conception et l’optimisation d’un réseau de collecte et valorisation de déchets en Indonésie. La particularité de cette mission est qu’il ne fallait pas optimiser un système existant mais le concevoir en partant d’une page blanche. J’ai particulièrement apprécié la thématique du projet (les déchets).

Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre poste ?

Je reste fasciné par le fait que des concepts mathématiques pouvant être très abstraits aient des applications si concrètes.

Aussi, ces méthodes mathématiques ont montré leur performance inégalable à travers le temps : elles marchent toujours aussi bien, et permettent systématiquement de « faire mieux. » Cela me donne toujours un sentiment de satisfaction.

Enfin, si les concepts scientifiques derrière le rideau n’ont quasiment pas évolué depuis un demi-siècle, les applications se multiplient aujourd’hui à l’ère du numérique. Et parallèlement les puissances de calcul augmentent, pendant que les technologies se simplifient (pour l’utilisateur). Il est donc de plus en plus facile de faire de la recherche opérationnelle. Mais aussi de plus en plus nécessaire ! Nous nous dirigeons dans un monde de plus en plus digitalisé, et de plus en plus contraint (par la démographie, le climat, la raréfaction des ressources, les réglementations), laissant à la recherche opérationnelle de belles perspectives. Hier, optimiser était un luxe, demain ce sera une nécessité, et aujourd’hui nous sommes en transition. Cela contribue à maintenir ma motivation pour cette discipline.

Auriez-vous un moment marquant de la vie d’EURODECISION à faire partager ?

C’est moins d’actualité aujourd’hui, mais j’ai bien apprécié les matchs de foot hebdomadaires du mardi soir entre collaborateurs. Ils favorisaient l’émulation et l’esprit d’équipe, et permettaient de rencontrer des collaborateurs avec qui l’on n’est pas forcément amené à travailler au quotidien.

Le parcours de Romain vous inspire ?

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