Les outils d’aide à la décision représentent de réels atouts pour appréhender la complexité des processus et accompagner les responsables métier dans les décisions stratégiques ou le pilotage des opérations. Toutefois, quand l’incertitude règne, il peut être préférable de prendre du recul par rapport à ces outils, sans pour autant mettre de côté ces algorithmes de mathématiques avancées.

Depuis près de 10 ans, Genève Aéroport fait régulièrement appel aux experts en optimisation d’EURODECISION pour accompagner ses différents départements dans leurs prises de décision. A l’occasion d’un échange avec le Directeur des Opérations de l’aéroport de Genève, il était revenu sur un séminaire organisé avec ses équipes pour réfléchir à tous les scénarios catastrophes qui pourraient arriver et aux réponses opérationnelles à apporter : ils avaient imaginé plus de quatre-vingts scénarios possibles. Or il est arrivé un jour où plus aucun avion n’a pu décoller ni atterrir sur le tarmac et la cause n’avait pas été prévue dans les 80 scénarios imaginés. La raison était l’éruption du volcan Eyjafjöll en Islande, qui avait émis un nuage de poussières empêchant les avions de voler sur une grande partie la zone nord Europe. Le Directeur des Opérations en avait conclu qu’il arriverait toujours des événements imprévisibles et que la meilleure solution pour répondre à tous les aléas était de disposer d’une organisation réactive avec des équipes bien entrainées et des outils informatiques adaptés, c’est-à-dire très flexibles.

Chez EURODECISION, nous recommandons de classifier les problèmes incertains en deux catégories : ceux qui se produisent de façon aléatoire mais régulièrement (inondations, tempêtes, pannes…) et ceux qui se produisent une ou deux fois par siècle (éruption volcanique de grande ampleur, pandémie mondiale…).

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  • Dans le premier cas, des outils d’aide à la décision peuvent être conçus et mis au point. Il faut que les utilisateurs s’entraînent régulièrement sur des jeux de données de simulation pour garder la maîtrise de l’outil. Nos experts ont par exemple réalisé des outils de ce type dans le domaine du transport ferroviaire et aérien pour aider des organisations à revenir au programme le plus rapidement possible après un important aléa.
  • Dans le deuxième cas, nous conseillons de débrancher les fonctions qui ne seront plus pertinentes (par exemple un algorithme de prévision basé sur des historiques annuels) et repasser en mode manuel. Notre équipe pourra alors développer très rapidement des briques algorithmiques en mode agile avec des phases de développements très courtes. L’apprentissage de ces nouveaux algorithmes devra se faire rapidement, il faudra suivre des procédures projets adaptées et accepter de revoir sa copie au fur et à mesure que les informations arriveront. Il sera également nécessaire d’organiser des réunions de coordination avec toutes les parties prenantes.

A titre d’exemple, en mars 2020, la crise du Covid-19 a rendu inopérants les algorithmes de prévisions développés les clients d’EURODECISION dans le domaine du tourisme. Nous leur avons donc conseillé de débrancher ces algorithmes et leur avons proposé de nouveaux modèles basés sur des historiques très courts (quelques semaines au lieu de plusieurs années initialement).

En conclusion, conscient de l’importance du métier dans les outils d’aide à la décision développés pour nos clients, nous laissons la possibilité de débrancher les algorithmes de calcul pour que l’utilisateur soit capable de construire une solution à la main en respectant les nouvelles contraintes. Il est crucial pour les équipes opérationnelles de compter des personnes qui maîtrisent bien les processus et le métier pour pouvoir les adapter rapidement au nouvel environnement. Nous recommandons également de mettre en place une organisation managériale temporaire adaptée en attendant le rétablissement d’une situation normale.